Les États-Unis ont apporté pour la première fois leur soutien explicite au Japon dans le différend qui l’oppose à la Chine au sujet d’un incident au cours duquel des avions militaires japonais auraient été ciblés par les radars chinois, ont indiqué mercredi des responsables américains et japonais. Cette prise de position intervient dans un climat déjà tendu en Asie de l’Est, alors que Tokyo a récemment évoqué la possibilité d’une attaque chinoise contre Taïwan.
Selon Washington, le comportement de la Chine — qui aurait braqué ses radars de conduite de tir sur des appareils japonais — constitue une action « dangereuse et déstabilisatrice ». Les États-Unis ont fermement condamné cet incident, estimant qu’il accroît inutilement les tensions dans une région où les forces militaires chinoises multiplient depuis plusieurs mois les démonstrations de puissance.
Pékin, de son côté, rejette ces accusations. Le gouvernement chinois affirme que ses forces navales menaient un « entraînement normal » et accuse Tokyo de perturber volontairement ses opérations. Ce désaccord s’ajoute à une série de confrontations diplomatiques et militaires dans la mer de Chine orientale, où les deux pays se disputent régulièrement la souveraineté sur des zones maritimes stratégiques.
L’incident intervient peu après des déclarations du Premier ministre japonais concernant une éventuelle agression chinoise contre Taïwan, un sujet particulièrement sensible pour Pékin. Les propos de Tokyo ont été perçus comme un durcissement de sa position stratégique, soutenu par Washington, alors que la coopération militaire nippo-américaine s’intensifie dans la région.
Ce nouvel épisode renforce l’inquiétude internationale face au risque d’escalade en Asie-Pacifique. Les États-Unis ont réaffirmé leur engagement envers la sécurité du Japon, soulignant que tout acte mettant en danger les forces japonaises appelle une réponse claire. Pékin, toutefois, maintient que l’origine du problème réside dans les provocations de Tokyo. La tension continue ainsi de monter sur fond de rivalité régionale et de préoccupations croissantes autour de la sécurité à Taïwan.