Le cyclone Ditwah a porté un coup sévère à la haute saison touristique du Sri Lanka, créant un choc économique pour une industrie déjà fragile. De novembre à janvier, les régions vallonnées du centre du pays réputées pour leurs plantations de thé, leurs sites historiques et leurs villages pittoresques accueillent traditionnellement un afflux de visiteurs. Mais cette année, les intempéries ont bouleversé le quotidien des habitants et compromis les perspectives des opérateurs touristiques.
À Kandy et dans d’autres zones montagneuses, de nombreuses maisons et infrastructures ont été endommagées par le débordement de la rivière Mahaweli à la suite du passage du cyclone. Pour des propriétaires comme Herath Gedara Rohan Anil Kumara, qui gère une maison d’hôtes de trois chambres en plein cœur des collines sri-lankaises, cette période aurait dû être l’une des plus lucratives de l’année. Au lieu de cela, les dégâts et les perturbations menacent de réduire drastiquement les revenus attendus.
Les petits opérateurs, souvent décrits comme l’épine dorsale du secteur touristique sri-lankais, sont les plus durement touchés. Leur dépendance à une clientèle internationale sensible aux conditions climatiques rend leurs activités particulièrement vulnérables. Malgré cela, les hôteliers rapportent pour l’instant un taux d’annulation relativement faible, autour de 1 %, laissant espérer un impact limité si la situation s’améliore rapidement.
Le tourisme représente le troisième poste de recettes en devises étrangères du pays, un pilier essentiel pour une économie confrontée à d’importants défis financiers. Les autorités et les professionnels espèrent que les voyageurs maintiendront leurs projets de séjour une fois les infrastructures réparées et les conditions météorologiques stabilisées. Toutefois, l’épisode rappelle à quel point le Sri Lanka reste exposé aux aléas climatiques, à un moment où le secteur touristique tente encore de se relever après des années de crises successives.