Les ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN se réunissent lundi en Malaisie dans l’espoir de mettre fin aux violents affrontements frontaliers entre la Thaïlande et le Cambodge, qui ont déjà fait au moins 40 morts et provoqué le déplacement de plus d’un demi-million de personnes depuis le début du mois.
Cette réunion vise à relancer un cessez-le-feu de courte durée négocié précédemment sous l’égide de la Malaisie, qui assure cette année la présidence tournante de l’ASEAN, avec le soutien des États-Unis. Les combats se sont intensifiés le long d’une zone frontalière contestée, malgré les engagements pris par les deux pays à réduire les hostilités.
Bangkok et Phnom Penh s’accusent mutuellement d’avoir violé le cessez-le-feu, chacun affirmant avoir agi en représailles. Sur le terrain, les affrontements ont entraîné des destructions importantes et une crise humanitaire, notamment dans les provinces thaïlandaises frontalières où des milliers de civils ont fui leurs foyers pour trouver refuge dans des abris temporaires.
Le Premier ministre malaisien a exprimé l’espoir que cette réunion permette des discussions franches et ouvertes entre les parties, afin de parvenir à une solution durable au différend territorial. Les diplomates de l’ASEAN cherchent à réaffirmer le rôle du bloc régional comme médiateur et garant de la stabilité en Asie du Sud-Est, alors que la poursuite du conflit menace de fragiliser davantage une région déjà confrontée à de multiples tensions géopolitiques.