La Chine a annoncé jeudi qu’elle publierait prochainement davantage de détails concernant l’extradition depuis le Cambodge d’un individu nommé Chen Zhi, sans confirmer pour l’instant où se trouve la personne concernée ni s’il s’agit du même homme visé par des sanctions américaines et britanniques pour son rôle présumé dans de vastes réseaux d’escroqueries en ligne.
Interrogée lors d’un point de presse régulier à Pékin, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a indiqué que « les autorités compétentes en Chine communiqueront des informations sur la situation précise », sans fournir de calendrier ni d’éléments supplémentaires sur l’identité exacte du suspect extradé.
Pékin a également souligné sa volonté de renforcer la coopération policière avec les pays voisins, notamment le Cambodge, dans le cadre de la lutte contre la criminalité transnationale. Selon Mao Ning, cette coopération vise à « garantir la sécurité des personnes et des biens » et à approfondir les mécanismes régionaux de collaboration en matière de maintien de l’ordre.
La déclaration chinoise fait suite à l’annonce, mercredi, des autorités cambodgiennes affirmant avoir extradé trois personnes vers la Chine, dont un individu portant le nom de Chen Zhi. Ces extraditions s’inscrivent dans une enquête conjointe sur la criminalité transfrontalière, liée à des investigations internationales visant de vastes centres d’escroquerie en ligne opérant en Asie du Sud-Est.
Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont récemment sanctionné un homme du même nom, accusé d’être impliqué dans l’exploitation de complexes d’arnaques en ligne où des milliers de victimes auraient été ciblées à travers le monde. Pékin n’a toutefois pas confirmé si la personne extradée depuis le Cambodge correspond à cet individu précis.
L’affaire intervient dans un contexte de pression croissante exercée par plusieurs pays sur les gouvernements de la région pour démanteler ces réseaux criminels, souvent accusés de traite d’êtres humains, de blanchiment d’argent et de fraudes massives en ligne. La Chine, qui affirme être elle-même victime de ces escroqueries, multiplie depuis plusieurs mois les opérations conjointes avec ses voisins pour tenter d’endiguer le phénomène.