La Chine affirme que des contrebandiers taïwanais contrôlaient le navire impliqué dans des dégâts sur des câbles sous-marins
La Chine affirme que des contrebandiers taïwanais contrôlaient le navire impliqué dans des dégâts sur des câbles sous-marins

Les autorités chinoises ont annoncé que deux ressortissants taïwanais dirigeaient un réseau de contrebande impliqué dans l’utilisation d’un navire qui a endommagé des câbles sous-marins au large de Taïwan plus tôt cette année, ravivant les tensions entre Pékin et Taipei.

Selon une enquête menée par le bureau de la sécurité publique de Weihai, dans la province chinoise du Shandong, les deux hommes auraient contrôlé plusieurs navires transportant illégalement des produits surgelés vers la Chine. Ces conclusions reposent notamment sur l’interrogatoire de sept membres d’équipage chinois d’un navire impliqué dans l’affaire.

En juin, un tribunal de Taïwan avait condamné le capitaine chinois du navire à trois ans de prison, estimant qu’il avait intentionnellement endommagé des câbles sous-marins en février, un incident qui avait alarmé les autorités taïwanaises en raison de la vulnérabilité des infrastructures critiques de l’île.

Pékin a accusé Taipei d’avoir politisé l’affaire et de formuler des accusations avant que l’ensemble des faits ne soit établi. En réponse, le Conseil des affaires continentales de Taïwan a rejeté ces allégations, affirmant que le Parti communiste chinois n’avait aucune juridiction sur l’île et appelant les autorités chinoises à fournir des preuves concrètes.

Les autorités chinoises ont également annoncé offrir une récompense pouvant atteindre 250 000 yuans pour toute information permettant d’identifier ou d’appréhender les suspects taïwanais, ajoutant qu’ils figuraient déjà sur une liste de personnes recherchées par les douanes chinoises.

Lors d’un point de presse, Peng Qingen, porte-parole du Bureau des affaires taïwanaises, a accusé le gouvernement taïwanais de fermer les yeux sur des activités de contrebande et d’exploiter l’incident à des fins politiques, une accusation que Taipei a fermement démentie.

L’affaire s’inscrit dans un climat déjà tendu entre la Chine et Taïwan, Pékin considérant l’île comme une partie de son territoire, une position rejetée par les autorités taïwanaises, qui affirment que seul le peuple de l’île peut décider de son avenir.

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