Les autorités de Hong Kong ont lancé une opération d’urgence pour retirer les filets de protection installés sur les bâtiments en rénovation, après qu’une enquête préliminaire a établi que ce matériau inflammable avait contribué à la propagation rapide d’un incendie ayant fait au moins 159 morts dans un complexe résidentiel la semaine dernière. La décision reflète l’ampleur du choc dans la ville, où les questions sur la régulation des chantiers et la supervision des entrepreneurs se multiplient.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le grillage en fibre synthétique entourant les échafaudages aurait piégé la chaleur et les flammes, rendant la progression du feu incontrôlable et bloquant potentiellement les voies d’évacuation. Les autorités affirment que ce type de filet, très utilisé dans la rénovation de logements publics, est désormais retiré systématiquement dans toute la ville afin d’éviter tout risque similaire.
La police a annoncé l’arrestation de 21 personnes dans le cadre d’accusations d’homicide involontaire et de fraude liées aux travaux réalisés dans le complexe. Les enquêteurs s’intéressent notamment aux conditions dans lesquelles les matériaux ont été sélectionnés et aux inspections de sécurité qui auraient dû être effectuées avant le début des rénovations.
Cet incendie, l’un des plus meurtriers jamais enregistrés dans la ville, a ravivé les inquiétudes concernant la sécurité des immeubles anciens et la surveillance des chantiers. Les autorités affirment qu’elles poursuivent les inspections et que de nouvelles directives pourraient être publiées une fois les conclusions de l’enquête finalisées.