Les habitants d’Aceh Tamiang, en Indonésie, ont dû marcher pendant près d’une heure et escalader des troncs d’arbres déracinés pour atteindre un centre de distribution d’aide, alors que le bilan des inondations et des glissements de terrain sur l’île de Sumatra continue de grimper. Les autorités recensent désormais plus de 900 morts et plus de 400 disparus à la suite de catastrophes déclenchées par un cyclone qui a frappé trois provinces de Sumatra.
Selon les données gouvernementales, les intempéries ont provoqué l’un des pires épisodes de crues et d’effondrements de terrain de ces dernières années, touchant durement les zones rurales et coupant l’accès à de nombreuses localités. Les mêmes phénomènes météorologiques ont également causé environ 200 décès en Thaïlande et en Malaisie, aggravant l’ampleur régionale de la catastrophe.
À Aceh Tamiang, sur la côte nord-est de Sumatra, les survivants racontent avoir traversé un paysage dévasté, où voitures renversées, troncs échoués et coulées de boue rendent toute progression difficile. Un centre d’aide improvisé a été installé par des bénévoles, qui distribuent vêtements propres, nourriture et eau potable, notamment grâce à l’acheminement d’un camion-citerne.
Parmi les rescapés, des élèves d’un internat islamique affirment être restés bloqués plusieurs jours, l’accès à la région étant totalement coupé. Ils décrivent des moments de grande inquiétude, marqués par la montée rapide des eaux et la disparition soudaine d’installations essentielles, emportées par la crue éclair.
Les équipes de secours, épaulées par l’armée indonésienne, continuent d’installer des ponts temporaires et d’acheminer l’aide humanitaire, mais les conditions de terrain et l’étendue des dégâts ralentissent les opérations. Les autorités préviennent que le nombre de victimes pourrait encore augmenter à mesure que les recherches se poursuivent dans les zones les plus isolées.