La mosaïque de Georges Brassens détruite dans le métro parisien
La mosaïque de Georges Brassens détruite dans le métro parisien

Une œuvre dédiée à Georges Brassens, visible depuis des décennies dans la station Porte des Lilas, a été détruite fin juillet par la RATP. L’intervention, justifiée par des travaux d’étanchéité, suscite une vive émotion, notamment chez l’artiste à l’origine de la mosaïque, Michel L’Huillier.

Une œuvre balayée malgré les mobilisations

Située entre Paris et Les Lilas, sur la ligne 11 du métro, la station Porte des Lilas abritait depuis la fin des années 1980 un portrait mosaïqué de Georges Brassens. Réalisée par Michel L’Huillier, l’œuvre rendait hommage à la chanson Les Lilas du célèbre chanteur sétois. Mais à la fin du mois de juillet 2025, la fresque, ainsi que deux autres mosaïques, a été détruite lors de travaux de rénovation des quais.

Pourtant, plusieurs associations patrimoniales s’étaient mobilisées en amont. Une pétition, signée par près de 10 000 personnes selon franceinfo, avait été remise à la RATP pour demander la préservation de ces œuvres artistiques. Le collectif proposait notamment de déposer les mosaïques pour les restaurer et les replacer ailleurs dans la station. Mais leurs propositions sont restées sans suite. « Ils ont profité des vacances pour tout casser », s’est indigné Michel L’Huillier, cité par Le Parisien, regrettant la disparition de son œuvre sans dialogue ni alternative.

Une proposition de remplacement encore incertaine

La RATP, de son côté, assure avoir mandaté un bureau d’études indépendant pour étudier la faisabilité de conserver les mosaïques. Les conclusions rendues, toujours selon Le Parisien, indiquaient que leur maintien sur place ou leur retrait était incompatible avec les impératifs de sécurité liés aux infiltrations d’eau et à la dégradation des infrastructures. La régie des transports souligne que découper les œuvres les aurait irrémédiablement endommagées.

Soucieuse de ne pas effacer totalement la mémoire de Georges Brassens dans cette station symbolique, la RATP a proposé à Michel L’Huillier de créer une nouvelle œuvre, à un endroit plus visible et protégé. Le mosaïste, qui réside actuellement à La Réunion, a confirmé être en discussion, sans encore s’engager publiquement. L’avenir de cet hommage artistique reste donc en suspens, au grand regret des amateurs de patrimoine urbain.

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