Les vitrines de l’agence immobilière Orpi, située dans le 10e arrondissement de Paris, ont été dégradées dans la nuit de vendredi à samedi. Des tags « Free Palestine » ont été inscrits sur les façades, au lendemain de la diffusion sur les réseaux sociaux d’un échange violent impliquant un salarié de l’agence et l’eurodéputée Rima Hassan.
«On va te la brûler, ta Palestine.»
Pour rappel, un employé de l’agence a insulté Rima Hassan, lui affirmant : « On va te la brûler, ta Palestine. »
Ces propos honteux ont provoqué une vive indignation en ligne. En réaction, Orpi a annoncé le licenciement des deux salariés impliqués et présenté des excuses officielles. Cette mesure disciplinaire n’a cependant pas empêché des représailles : peu après, des inscriptions en soutien à la cause palestinienne sont apparues sur les vitres de l’agence.
Les dégradations n’ont, à ce jour, pas été revendiquées. On ignore si une plainte a été déposée ni si une enquête a été ouverte.
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient dans un climat politique déjà chargé autour de Rima Hassan. L’élue La France Insoumise, militante engagée pour la cause palestinienne, fait régulièrement l’objet de controverses. Elle a été récemment visée par plusieurs plaintes, notamment pour apologie du terrorisme et injure publique, après des déclarations sur la résistance palestinienne ou des propos tenus à l’encontre de responsables politiques français.
Son action divise, entre partisans de la cause qu’elle défend et opposants qui dénoncent ses prises de position comme excessives ou provocatrices, voire antisémites.
Une agence prise dans la tourmente
L’agence Orpi du 10e arrondissement se retrouve ainsi au cœur d’une affaire qui la dépasse. Si les faits ont pour origine des propos individuels, les conséquences prennent désormais une dimension politique et médiatique nationale.
La direction du réseau Orpi tente de contenir les effets de cette crise, mais l’image de la marque est affectée. Il reste à savoir si la justice s’emparera de l’affaire, tant sur le plan des menaces proférées que des actes de vandalisme…
