Christian Estrosi a décidé de retirer leurs délégations à deux maires de la métropole de Nice, Antoine Véran (Levens) et Jean-Paul Fabre (Saint-Blaise), pour avoir assisté aux vœux d’Éric Ciotti en janvier. Le président de la métropole estime que leur présence à cet événement constitue une « compromission avec les extrêmes », en raison de l’alliance entre l’UDR et le Rassemblement national.
Cette décision a immédiatement provoqué la réaction d’Éric Ciotti, qui dénonce une « dérive autoritaire » et accuse Estrosi d’agir en « monarque despotique ». Il y voit une tentative de museler les élus locaux et promet que « le changement arrive ». De son côté, le maire de Levens assure qu’il ne souhaitait pas prendre parti et se dit surpris par cette sanction.
Ce nouvel épisode illustre la guerre d’influence entre les deux hommes, alors que Ciotti pourrait se présenter aux municipales de 2026. Si Estrosi cherche à verrouiller son camp, cette éviction risque de renforcer son adversaire auprès des élus locaux mécontents de sa gestion.