L’armée de Indonésie a annoncé jeudi que des séparatistes armés avaient tué huit civils dans la région de Yahukimo, située dans la province montagneuse de Papouasie des Hautes Terres, dans l’est du pays.
Dans un communiqué, le responsable militaire Wirya Arthadiguna a condamné le meurtre des victimes, qui travaillaient selon lui comme chercheurs d’or dans la région. Il a précisé que les opérations d’évacuation des corps étaient en cours.
L’Armée de libération nationale de Papouasie occidentale, groupe séparatiste armé actif dans la région, a revendiqué l’attaque. Dans un communiqué publié jeudi, le mouvement affirme que les victimes étaient en réalité des agents du renseignement militaire déguisés en mineurs d’or.
Le groupe rebelle a appelé le gouvernement indonésien à cesser d’envoyer des militaires en Papouasie sous couverture civile, notamment en se faisant passer pour des chercheurs d’or ou des chauffeurs de taxi.
L’armée indonésienne a rejeté ces accusations. Arthadiguna a affirmé que les victimes étaient bien des civils et a indiqué que les forces de sécurité poursuivaient les auteurs de l’attaque. Selon lui, la situation à Yahukimo reste tendue mais demeure « sous contrôle ».
La région de Papouasie, riche en ressources naturelles et abritant l’une des plus grandes mines d’or et de cuivre au monde, connaît depuis des décennies une insurrection séparatiste. Le territoire est passé sous contrôle indonésien après un vote supervisé par les Nations unies en 1969, dont la légitimité est contestée par plusieurs groupes indépendantistes.
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