Les ventes de Tesla ont enregistré un nouveau recul en février en France, marquant une baisse de 26 % sur un an avec seulement 2 395 immatriculations. Pendant ce temps, le marché automobile est resté stable et les ventes de véhicules électriques n’ont pas faibli, représentant toujours 18 % des nouvelles immatriculations.
Cette dégringolade de Tesla s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, l’image controversée d’Elon Musk, dont le soutien affiché à Donald Trump et à l’extrême droite européenne a entraîné des appels au boycott. D’autre part, la montée en puissance des constructeurs français, notamment Renault et Citroën, dont les nouveaux modèles électriques, comme la Renault 5 et la Citroën C3, grignotent les parts de marché du géant américain.
À l’échelle européenne, Tesla subit une véritable tempête : ses ventes ont quasiment été divisées par deux en janvier. Le constructeur a également été fragilisé par des fermetures temporaires de sites, notamment en Allemagne après un incendie criminel et en Chine pour des mises à niveau technologiques. De plus, les nouvelles taxes européennes sur les importations de véhicules électriques chinois compliquent la situation du marché.
Malgré ce passage à vide, Tesla compte rebondir avec le lancement imminent de nouveaux modèles à bas coût et de son très attendu robotaxi. Reste à voir si cela suffira à inverser la tendance et regagner la confiance des consommateurs.