Finie la cuite gratuite en pleine rue à Arras. Désormais, les personnes interpellées en état d’ivresse publique devront régler la note. Le conseil municipal a voté une mesure inédite : facturer les interventions de la police municipale liées à la prise en charge des soûlards.
L’ivresse facturée, la tranquillité en ligne de mire
C’est une décision assumée : 150 euros. Voilà ce que devront payer les fêtards trop imbibés croisés titubant dans les rues d’Arras. Une somme censée couvrir le coût du transport, la visite médicale obligatoire avant placement en cellule de dégrisement, et le temps mobilisé par les agents municipaux — parfois jusqu’à trois heures d’indisponibilité pour les autres urgences. La mairie justifie cette initiative par une volonté de préserver la tranquillité publique et de prévenir les rixes, qui accompagnent souvent les fins de soirées alcoolisées. Elle s’inscrit dans un ensemble de mesures plus larges : fermeture des bars à 1h du matin, interdiction de la vente d’alcool à emporter entre 22h et 9h. Le message est clair : ceux qui transforment la ville en bar à ciel ouvert devront désormais trinquer… avec leur portefeuille. Entre prévention et coup de semonce, Arras tente de reprendre le contrôle de ses nuits agitées. Reste à savoir si cette amende fera vraiment tourner les talons aux amateurs d’alcool en trop grande quantité.