Jet de couteaux à l’hôpital du Havre : le personnel sous le choc
Jet de couteaux à l’hôpital du Havre : le personnel sous le choc

La scène aurait pu virer au drame. Lundi en fin d’après-midi, dans le service de gastro-entérologie de l’hôpital du Havre (Seine-Maritime), une femme a semé la panique en lançant une dizaine de couteaux sur une infirmière. L’agresseuse, venue rendre visite à un proche hospitalisé, s’est emportée après une dispute familiale qui a dégénéré en véritable crise de violence. Les soignants, choqués, dénoncent une situation intenable. Il est environ 17 h 30 lorsqu’un différend éclate entre les proches d’un patient. Face à la montée des tensions, une infirmière tente d’apaiser la situation. Mais la confrontation s’envenime, au point que des coups sont échangés. En tentant à nouveau de faire régner le calme, la soignante devient la cible d’un acte d’une rare brutalité. La compagne du patient s’empare d’un lot de couteaux, laissés à proximité, probablement dans une salle de pause ou sur un chariot dans le couloir, et les projette en direction de l’infirmière. Selon le syndicat SUD-Santé sociaux, entre dix et quinze couteaux ont été jetés.

Service évacué, personnel en état de choc

La scène provoque un vent de panique dans le service. Tandis que les soignants tentent de mettre les patients à l’abri, l’une des infirmières s’enferme dans une pièce. La police arrive rapidement sur place, équipée de boucliers. L’agresseuse est maîtrisée, menottée puis emmenée hors de l’hôpital. Si aucune blessure physique n’est à déplorer, les conséquences psychologiques sont immédiates. Le syndicat évoque des soignants « traumatisés », l’une des infirmières étant même « morte de trouille », selon un représentant. SUD-Santé demande à la direction du groupe hospitalier de réagir face à ce qu’il considère comme un nouvel épisode révélateur de la dégradation des conditions de travail dans les établissements de santé. Le personnel réclame des mesures concrètes pour assurer sa sécurité au quotidien. Car dans cet hôpital comme ailleurs, soigner ne devrait jamais rimer avec se protéger.

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