Le 23 mars prochain, les Parisiens âgés de 16 ans et plus seront invités à se prononcer sur une mesure qui pourrait profondément changer leur quotidien : la végétalisation et la piétonnisation de 500 nouvelles rues dans la capitale. Anne Hidalgo la maire Paris, présente cette consultation comme une étape clé dans sa volonté de rendre la ville plus verte et plus accessible aux piétons.
Les électeurs devront répondre à une seule question : « Pour ou contre : végétaliser et rendre piétonnes 500 nouvelles rues dans Paris, réparties dans tous les quartiers ? » Selon la mairie, cela se traduirait par la transformation de cinq à huit rues par quartier, à moins de 300 mètres du domicile des habitants. Si le oui l’emporte, un travail de sélection des rues sera lancé dès avril, avec une mise en œuvre progressive estimée à trois ans.
Autre particularité de cette votation : elle sera accessible aux jeunes dès 16 ans, une première qui élargit le champ des électeurs parisiens. Les mineurs souhaitant participer devront cependant s’inscrire au préalable via un formulaire, la date limite étant fixée au 26 février.
Si la mairie met en avant un vote démocratique et une volonté de co-construction avec les habitants, l’opposition n’y voit qu’une mascarade. Plusieurs élus dénoncent une démarche biaisée, estimant que la municipalité impose en réalité ses choix sans réel débat. « C’est un simulacre de démocratie », fulmine un élu de l’opposition, rappelant que certaines décisions récentes, comme la piétonnisation du pont d’Iéna après les Jeux olympiques, avaient été prises sans concertation préalable.
Entre ambition écologique et contraintes du quotidien, cette consultation pourrait bien raviver les tensions entre partisans d’un Paris plus vert et défenseurs de la mobilité automobile. Le résultat du vote, au-delà de son poids politique, donnera une indication précieuse sur l’adhésion des Parisiens à la vision urbaine portée par Anne Hidalgo.