C’est la course pour les équipes de Mosaïc 75, le grand show qui mêle humour, musique et football depuis 5 ans. La prochaine édition se déroulera aux Folies Bergères pour la 2e année consécutive, le 21 avril 2025.
Smaïl Bouabdellah, Mohamed Miskakah, Nordine Kebir, Xavier Isaia et Malick Sall sont les artisans principaux du succès de ce spectacle unique en son genre. A moins d’un mois de l’événement, le journaliste Smaïl Bouabdellah s’est confié à Entrevue sur l’évolution de ce projet lancé en plein Covid-19.
Thibaud Vézirian: Cette année, Naza va assurer la partie musique. Vos 8 humoristes prévus sur scène font partie certainement du top 10 des humoristes qui connaissent le plus grand succès actuellement : Paul Mirabel, Redouane Bougheraba, Waly Dia, Jason Brokkers, Nordine Ganso, Emy B, Merwane Benlazar et Ghyslain Blique. Vous arrivez à gérer toute la troupe ?
Smaïl Bouabdellah: Ce qui est toujours compliqué, c’est de trouver la bonne date pour que les artistes de tous ces univers soient disponibles au même moment. Mais ensuite, c’est formidable, ce sont des gens avec de bonnes énergies, qui se connaissent, qui se croisent souvent mais furtivement. Là, ils partagent des instants plus longs et passent un grand moment ensemble, c’est ce que l’on aime.
En quoi Mosaïc 75 est-il devenu unique en son genre ?
Smaïl Bouabdellah: L’événement est unique parce que c’est un grand espace de liberté. Comme pour toute liberté, il faut respecter celle des autres, c’est notre créneau. La grande difficulté c’est de gérer l’équipe et les moments où ça part dans tous les sens, parce que tu te laisses très vite emporter par le bonheur, le partage et la passion… Le spectacle doit commencer à l’heure et se terminer à l’heure. Ce sont des bons problèmes ! On cherche à ce que tout le monde s’épanouisse dans un cadre défini. La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Mais les libertés des uns se mélangent souvent à celles des autres. Chaque moment, dans chaque univers de la soirée doit être un moment privilégié et inoubliable. On veut vraiment que les gens se rencontrent et se mélangent. Des gens passionnés de football, de musique et d’humour pour un événement positif, bienveillant, tous ensemble.
Il était question de délocaliser le spectacle dans différentes régions puis à l’étranger ? Des noms comme Dubaï, la Belgique, le Maroc, le Canada et bien d’autres pays ont fuité. Qu’en est-il ?
Smaïl Bouabdellah: En terme de projet, on veut encore et toujours solidifier ce qu’on met en place à Paris et en France. Faire toujours mieux. Mais on est ouvert à toute opportunité parce qu’on aime ça et qu’on veut ouvrir Mosaïc, partager nos valeurs. Mais en effet, on est sollicité. On se prépare donc à grandir, en réfléchissant à tout. Des villes, des régions, d’autres pays de différents continents. On va avancer petit à petit. C’est important de sentir que nos valeurs sont partagés par beaucoup dans le monde et au sein de la communauté francophone.