Manuel Valls, ministre des Outre-mer, a remis dimanche un projet d’accord aux délégations indépendantistes et loyalistes de Nouvelle-Calédonie, toujours sous tension après les émeutes de 2024. En visite sur le territoire jusqu’à mardi, il veut arracher un compromis sur l’avenir institutionnel de l’archipel.
Selon Pascal Vittori, membre de la délégation loyaliste, le texte contient « une proposition sur chaque sujet » mais reste ouvert à la négociation. Une réunion plénière est prévue lundi pour tenter d’avancer. Valls, lui, exhorte les dirigeants locaux à « se hisser à la hauteur de ce moment historique », tout en précisant que « l’Histoire ne repassera pas les plats ».
Le ministre a détaillé les axes clés des discussions : autodétermination, répartition des compétences, gouvernance, citoyenneté et corps électoral. Pendant ce temps, les bases militantes de chaque camp font pression : les loyalistes réclament la sécurité, tandis que les indépendantistes exigent des mesures rapides pour pallier la crise sociale.
Sur le terrain, Valls a promis des aides aux communes et l’extension de la défiscalisation pour relancer une économie exsangue. Avec 200 millions d’euros en jeu, le gouvernement tente d’acheter la paix sociale. Mais suffira-t-il de quelques milliards pour faire oublier les tensions ?