Placés en garde à vue le mardi 25 mars, puis relâchés 48 heures plus tard, les proches d’Émile ont été interrogés sur les méthodes d’éducation du grand-père, Philippe Vedovini, notamment sur les réprimandes qu’il aurait pu infliger à ses enfants, selon des informations de BFMTV. Libérés ce jeudi après près de deux jours d’audition, les membres de la famille ne sont pas non plus mis totalement hors de cause. Plusieurs sources concordantes confirment aujourd’hui que Philippe Vedovini a déjà fait preuve de violence à l’égard de ses enfants.
D’après BFMTV, les enquêteurs se sont notamment intéressés aux violences exercées par Philippe Vedovini : des coups de poing, des gifles, des tirages de cheveux auraient ainsi été évoqués.
Ces faits rappellent ceux qui avaient été portés à son encontre lors de l’affaire du village d’enfants de Riaumont, une communauté catholique dans laquelle Philippe Vedovini a enseigné dans les années 1990. En 2018, il avait été entendu par la police judiciaire de Lille dans le cadre de cette enquête pour violences sur mineurs, sous le statut de témoin assisté. Il n’a cependant jamais été mis en examen.
Des écoutes téléphoniques accablantes
Toujours selon les informations de BFMTV, les enquêteurs disposent par ailleurs d’écoutes téléphoniques dans lesquelles les enfants du couple Vedovini évoquent ces violences, parfois en s’en plaignant.
Si le profil d’un homme pouvant faire preuve de brutalité au sein de sa propre famille semble se confirmer, aucun lien direct n’a, à ce stade, été établi avec la disparition puis la mort du petit Émile. Philippe Vedovini est ressorti libre de sa garde à vue. Il est à ce jour présumé innocent.