Condamné à trois ans de prison ferme pour escroquerie et organisation frauduleuse d’insolvabilité, Marco Mouly, surnommé le « roi de l’arnaque », a été interpellé ce dimanche 30 mars à Rome. En fuite depuis plusieurs semaines, il a été arrêté à sa descente d’avion en provenance d’Israël, où il résidait depuis novembre 2024. Le Tribunal de Paris avait condamné Mouly par défaut en septembre dernier, après avoir requis quatre ans d’emprisonnement et une interdiction définitive de gérer une société. L’homme d’affaires de 59 ans, déjà bien connu pour son implication dans la célèbre affaire de la « taxe carbone », avait organisé son insolvabilité pour échapper au paiement de lourdes amendes.
Visé par un mandat d’arrêt et une notice rouge Interpol depuis novembre, Mouly avait justifié sa fuite en dénonçant une justice à deux vitesses. « Le procureur financier a bâclé l’affaire. J’ai été condamné à trois ans là où d’autres auraient pris huit mois avec sursis », affirmait-il en janvier dernier au Parisien, tout en postant des selfies à Tel Aviv.
Sa cavale n’aura donc duré que quelques mois. L’escroc multirécidiviste, dont le nom reste associé à l’une des plus grandes fraudes fiscales européennes, devrait désormais être extradé vers la France pour purger sa peine. Son interpellation marque une nouvelle étape dans le long feuilleton judiciaire qui l’oppose aux autorités françaises. Déjà condamné en 2017 à huit ans de prison et un million d’euros d’amende dans le dossier de la TVA sur les droits à polluer, Marco Mouly reste l’un des symboles d’une génération d’escrocs flamboyants. Mais pour lui, le temps des combines semble bel et bien révolu.