Plusieurs des suspects interpellés dans l’affaire de l’évasion spectaculaire de Mohamed Amra ont été mis en examen ce jeudi, selon des sources proches du dossier. Déférés devant la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), ces individus sont soupçonnés d’avoir participé, à divers degrés, à l’attaque du fourgon pénitentiaire le 14 mai 2024, au péage d’Incarville (Eure), qui avait coûté la vie à deux surveillants, ou d’avoir aidé le fugitif dans sa cavale.
Parmi les mis en cause, certains auraient joué un rôle clé : un homme aurait surveillé le départ du fourgon depuis un café à Rouen, un autre aurait participé au commando armé, tandis qu’un troisième aurait récupéré du matériel avant l’opération. L’avocat de l’un des suspects a dénoncé une mise en examen « non justifiée », rappelant que l’émotion autour du drame ne devait pas interférer avec l’instruction du dossier.
L’enquête, menée par l’Office central de lutte contre le crime organisé (Oclco), vise à identifier tous les complices impliqués dans la préparation et l’exécution de l’évasion, ainsi que dans la fuite de Mohamed Amra, arrêté samedi en Roumanie. La procureure de Paris, Laure Beccuau, a souligné la diversité des profils des personnes interpellées, affirmant que chacune avait joué un rôle à un moment donné dans l’opération.