EasyJet quitte Toulouse : la fin d’une aventure après 13 ans

EasyJet quitte Toulouse : la fin d’une aventure après 13 ans

Après treize ans de présence à l’aéroport de Toulouse-Blagnac, la compagnie low-cost britannique EasyJet a définitivement fermé sa base hier, mettant fin à une époque. Cette fermeture entraîne la suppression immédiate des liaisons vers dix destinations, parmi lesquelles Marrakech, Berlin, Lille, Rennes, Faro, Porto, Minorque, Rhodes, la Sardaigne et Zadar. Toutefois, EasyJet ne quitte pas totalement Toulouse. Elle maintient dix autres lignes, assurant toujours des vols domestiques vers Paris-Orly, Bâle-Mulhouse, Lyon, Nantes, Nice, ainsi que des vols internationaux vers Londres-Gatwick, Bristol, Genève, Milan-Malpensa et Palma de Majorque. Deux Airbus A320, auparavant basés à Toulouse-Blagnac, ont quant à eux rejoint les bases régionales de Lyon et de Nantes, conséquence directe de cette restructuration stratégique.

Mobilité ou licenciement : quel choix pour les salariés ?

La fermeture de cette base impacte directement les 125 salariés toulousains. EasyJet leur propose deux options clairement définies par un accord négocié avec les syndicats : accepter une mobilité vers l’une des six autres bases françaises de la compagnie (Paris-CDG, Paris-Orly, Bordeaux, Lyon, Nantes ou Nice), ou opter pour un licenciement économique accompagné d’indemnités pouvant varier entre 30 000 et 100 000 euros selon l’ancienneté et la qualification. À ce jour, environ une trentaine d’employés ont préféré partir en bénéficiant des indemnités prévues, tandis que 90 autres salariés ont choisi la mobilité, soutenus par une prime de 25 000 euros, une prise en charge des frais de déménagement ainsi que des frais de double résidence jusqu’au 30 juin 2026.

Pour justifier ce départ après plus d’une décennie, EasyJet pointe du doigt « une reprise économique plus lente que prévu après la crise sanitaire du Covid-19 », combinée à une forte pression inflationniste qui « limite sa capacité à investir davantage en France ». Cette fermeture symbolise ainsi une période compliée pour la compagnie, mais aussi pour l’aéroport de Toulouse-Blagnac, qui devra désormais combler le vide laissé par le départ d’un acteur majeur du trafic aérien régional.

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