Crise au Festival d’Angoulême : accusations, gestion opaque et appels au changement

Crise au Festival d’Angoulême : accusations, gestion opaque et appels au changement

Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, qui s’est ouvert le 29 janvier 2025, est marqué par une atmosphère tendue en raison de critiques croissantes concernant la gestion de la société 9e Art+, organisatrice de l’événement. Selon une enquête publiée par L’Humanité Magazine le 23 janvier, des allégations de management toxique, d’opacité financière et de népotisme ont été formulées à l’encontre de cette structure. Ces accusations, documentées depuis plusieurs années, ont récemment été ravivées, suscitant une défiance notable au sein du monde de la bande dessinée.

Parmi les incidents signalés, une ancienne employée de 9e Art+ affirme avoir été licenciée après avoir déposé une plainte pour viol, suite à des faits survenus lors de l’édition 2024 du festival. Selon L’Humanité Magazine, la direction aurait réagi de manière inappropriée en minimisant l’incident et en conseillant à la victime de « prendre une pilule du lendemain et de retourner à son poste ». Cette affaire a intensifié les critiques à l’encontre de Franck Bondoux, délégué général de 9e Art+, dont la gestion est de plus en plus contestée.

En réaction à ces révélations, le Syndicat national des éditeurs a appelé à un « appel d’offres en bonne et due forme » pour l’organisation future du festival, remettant en question la prolongation du contrat de 9e Art+ jusqu’en 2037. De plus, des voix s’élèvent pour dénoncer la hausse significative du prix du pass 4 jours, passé de 45 à 65 euros, ainsi que le partenariat controversé avec la chaîne de restauration rapide Quick. Ces décisions alimentent le mécontentement des participants et des observateurs, jetant une ombre sur cette 52e édition du festival.

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