Après deux semaines d’audience devant une cour d’assises spécialement composée à Paris, le procès de Brahim Aouissaoui, auteur de l’attentat de la basilique de Nice en 2020, touche à sa fin ce mercredi. L’assaillant tunisien, aujourd’hui âgé de 25 ans, encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste.
Le 29 octobre 2020, armé d’un couteau à lame de 17 centimètres, Brahim Aouissaoui a pénétré dans l’église Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice et a sauvagement tué trois personnes : Nadine Devillers, une paroissienne de 60 ans, le sacristain Vincent Loquès, 54 ans, et une mère de famille, Simone Barreto Silva, 44 ans. En l’espace d’une dizaine de minutes, il a porté entre 60 et 70 coups de couteau à ses victimes avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre.
Lors des audiences, le terroriste a reconnu pour la première fois être l’auteur des faits, tout en justifiant son geste par une volonté de représailles contre l’Occident. « Tous les jours, il y a des musulmans qui meurent, vous tuez des innocents », a-t-il déclaré, revendiquant un droit à la vengeance. Pourtant, il rejette la qualification d’attentat et affirme que le choix des victimes et du lieu était « un hasard ».
Depuis son incarcération en 2020, Brahim Aouissaoui a multiplié les incidents en prison, allant jusqu’à fabriquer des armes artisanales. Son comportement a conduit à son placement à l’isolement, mesure qu’il dénonce, tout en reconnaissant que les autorités pénitentiaires « ont raison de prendre des précautions ».
Alors que la cour doit rendre son verdict dans les prochains jours, ce procès marque une nouvelle étape dans la lutte contre le terrorisme islamiste en France, sur fond de menace persistante et de résurgence d’attaques jihadistes sur le territoire.