Dès ce mardi 1er avril, près de 4 500 terrasses estivales refleurissent dans les rues de Paris. Ces installations éphémères, devenues incontournables depuis la crise sanitaire, pourront s’étendre jusqu’au 31 octobre. La Ville les présente comme un levier économique majeur pour les restaurateurs, à l’heure où l’activité reste fragile. Chaque terrasse représenterait jusqu’à 30 % de chiffre d’affaires supplémentaire selon l’Umih Île-de-France.
Des règles strictes pour éviter les débordements
Mais ces extensions sur l’espace public ne se font pas sans encadrement. Les autorisations restent rares : sur 306 nouvelles demandes cette année, seulement 83 ont été validées. Et la moitié d’entre elles le sont sous conditions strictes. La mairie de Paris insiste : pas question de transformer la capitale en terrasse géante. Les terrasses doivent se fondre harmonieusement dans leur environnement et respecter des critères stricts : mobilier limité à une certaine hauteur, végétalisation sans opacité, interdiction de chauffage ou de systèmes audio, et surtout fermeture obligatoire à 22h.
Ce dernier point vise à préserver la tranquillité des riverains, nombreux à se plaindre des nuisances sonores. Le sujet a d’ailleurs été pointé dans un rapport de la Chambre régionale des comptes, qui déplore un manque de contrôle et des amendes peu dissuasives.
Un dispositif élargi à d’autres secteurs
Initialement réservées aux bars et restaurants, ces terrasses sont désormais accessibles à d’autres commerces, comme les libraires, disquaires, fleuristes ou hôtels. Une ouverture bienvenue, alors que le beau temps annoncé cette semaine devrait rapidement remplir les premières installations déjà visibles depuis le week-end dernier dans de nombreux quartiers.